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Secousses dans les services financiers

Tous les acteurs de l’industrie des services financiers et tout particulièrement les investisseurs sont bouleversés depuis la fin du mois d’août par le dévoilement du présumé scandale Norbourg.

Même si les investisseurs floués ne forment qu’un faible pourcentage des investisseurs québécois, tous se sentent interpellés et ce à juste titre. Personne n’a envie de voir ses économies durement gagnées être détournées par des gens immoraux. Mais comme vous le savez, malheureusement, aucune société n’est à l’abri d’un tel incident.

Voici des éléments qui pourraient vous aider à choisir un partenaire de confiance dans la gestion de vos finances personnelles

La firme pour qui travaille le conseiller est-elle la propriété d’un seul individu? Dans les faits, si la firme appartient à un seul individu, ce dernier pourrait plus librement effectuer des actes illégaux.

La firme est-elle dotée d’un conseil d’administration? Les administrateurs ont déjà une responsabilité légale importante. Ils doivent s’assurer de la bonne gestion de l’entreprise tant sur le plan financier que légal. Assurez-vous aussi que le conseil est composé en partie d’administrateurs externes.

Quelle est la qualité du comité de direction de l’entreprise? N’hésitez pas à poser des questions à votre conseiller sur la qualité des gestionnaires de l’entreprise, plus particulièrement ceux qui composent le comité de direction.

Qui s’occupe de la vérification comptable? Même si de grandes sociétés de comptables ne sont pas à l’abri de scandale (nous l’avons vu dans Nortel et Enron), il est préférable que la firme de votre conseiller soit vérifiée par une société reconnue.

Quel mécanisme de protection la firme vous offre-t-elle? Par exemple, les courtiers en valeurs mobilières ont créé le Fonds canadien de protection des épargnants (FCPE). Le FCPE est une fiducie créée dans le but de protéger les clients en cas d'insolvabilité d'un membre. La protection peut aller jusqu’à $1 million pour le compte comptant et $1 million pour les comptes enregistrés. Votre firme est-elle membre du FCPE ou d’un autre organisme semblable ?

La firme dispose-t-elle d’une police d’assurance couvrant les fraudes? En cas de fraude, il se peut que l’organisme qui vous protège contre la firme ne rembourse pas les pertes en cas de fraude. Si c’est le cas, votre firme dispose-t-elle d’une couverture en assurance pour venir combler ce manque.

La firme est-elle surveillée étroitement par un organisme d’auto-réglementation? Par exemple, les courtiers en valeurs mobilières doivent déposer mensuellement leurs états financiers à l’Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières (ACCOVAM), et ils doivent respecter des règles strictes au niveau de leur capital. De plus chaque année, l’ACCOVAM effectue des vérifications complètes des activités de ses membres. Les organismes d’auto-réglementation sont là pour protéger les investisseurs.

La firme dispose-t-elle de dirigeants qui effectuent quotidiennement la vérification des transactions? Si quelqu’un vérifie quotidiennement les opérations de votre conseiller, votre niveau de protection est amélioré considérablement.

La firme offre-t-elle des produits maison? Si c’est le cas, soyez très prudent avant d’en acheter.

N’hésitez pas à poser des questions à votre conseiller : il devrait être en mesure de vous fournir les réponses.

Auteur : Stéphane Mondou , Directeur du marketing , Groupe Option Retraite , s.mondou@option.ca

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